Le test de Rungholt de Laurent Genefort

Enfin, Laurent Genefort revient avec de la pure SF.
Quoi de plus futuriste et imaginatif que de prendre comme personnage principal, une médecin légiste passionnée, douée mais atypique (Belloc) au sein d’un Institut Médico Légal spécialisé entre autres dans les autopsies d’aliens et autres extra-terrestres de tout genre !
Pour pimenter la chose, nous nous trouvons à Rungholt, une ville terrestre qui va être isolée du reste de la planète pour une durée de vingt ans afin de tester la cohabitation entre humains et espèces venues d’ailleurs.
Un portail est aménagé pour faciliter les passages nécessaires.
Belloc sera contrôlée dans ses oeuvres par un extraterrestre (D’jee’r) qui sera finalement assez bienveillant.
Elle sera secondée pour les parties enquêtes criminelles par un inspecteur efficace (Mendoza) qui souvent la soutiendra.
Cinq parties dans ce roman qui fait la part belle/horrible à cinq meurtres à traiter.
Mais bien sûr la Maire de la ville n’aime pas du tout les manières de faire de Belloc, tout comme les responsables de la Mosaïque, une immense alliance entre humains et aliens.
Les autopsies de « corps » extraterrestres sont minutieusement détaillées par Genefort qui nous ravit par ses détails scientifiques forcément incongrus.
On assiste à des rencontres et à des crimes inimaginables.
Et comment coexister avec des créatures et des cultures si différentes ?
La plupart des cas sont hors normes : on peut facilement hésiter entre crime, suicide, accident, autre ?
Assurément Belloc n’en fait qu’à sa tête et cela énerve quelque peu les hautes sphères politiques qui nous font quand même respirer entre deux autopsies.
Ceci est le tome 1. Vivement le 2, afin de voir comment tout cela évoluera.

Florilège :
Belloc introduisit la main dans l’alcôve de manipulation du « corps », les yeux rivés sur l’écran. Ce fut comme si elle avait embarqué dans le cockpit d’un vaisseau spatial, survolant en rase-mottes un planétoïde inconnu crevassé de failles. Son voyage la fit passer entre des ganglions pareils à des haricot géants, puis des méduses évoquant de crépusculaires cathédrales. Un accordéon de plaques reliées par des fibres s’était échoué sur une grève marécageuse, bordée de tartre vermeil…

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