La séquence Aardtman de Saul Pandelakis

Pourquoi avoir choisi une couverture si moche pour un roman aussi excellent ?!
Les éditions ActuSF / Hélios auraient pu quand même mieux faire.

Je crois que c’est le seul bémol de ce livre, à part peut-être quelques longueurs ici et là, et encore, tellement ce roman de 600 pages est foisonnant d’idées, de descriptions, et de constructions liées à l’intrigue.
Saul Pandelakis a dû mettre un temps fou à parfaire cette aventure assez extraordinaire.

D’un coté, la vie de Roz, informaticien en charge de l’IA, à bord d’un vaisseau spatial aux fins de terraformation de planètes : vies à bord et nombreux personnages attachants.
De l’autre, la vie de Asha, chercheuse bot, sur une Terre assez ravagée : sa vie, ses soucis, ses copains, ses questionnements en tous genres qui permettent des réflexions intéressantes sur les bots, les humains (de moins en moins nombreux), les IA, et les rapports entre les trois.

Que ce soit les uns ou les autres, on est littéralement plongé dans leurs univers.

Ses deux cotés de l’intrigue – qui finissent bien sûr par se retrouver vers la fin suite à un incident lié à l’IA du vaisseau – sont entrecoupés d’interludes, de tranches de vies du passé ou du présent, qui éclairent et expliquent cette société du futur diablement crédible : naissance d’un code / vendre la peau / géométrie de l’intelligence / les gestionnaires / I love Gamze / elle est ma sixtine.

Au XXII ème siècle, ceux qui vivent sur Terre survivent en gagnant ou perdant des points selon le boulot, le logement et tout ce qui tourne autour des deux.
Asha disait :  » Bientôt ils nous loueront l’air qu’on respire. »
Un des nombreux intérêts de ce roman est que nous ne sommes pas très éloignés de leur monde. C’est notre avenir : robots très humanoïdes sortis d’usine avec leurs sentiments, leurs réflexions, leurs « vies », et les IA qui sont omniprésentes.
Franchement, pour celles et ceux qui n’ont pas encore lu cet excellent roman de SF, n’hésitez pas une seconde !
(Sa 1ère parution date de 2021, c’est pas vieux)

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