Brèche de Li-Cam

350 pages difficiles à avaler, surtout les 180 premières !
La première partie est indigeste, confuse, ennuyeuse :
On ne sait vraiment pas dans quelle galère nous sommes emmenés. On croit lire un mauvais polar, un mauvais roman de gare avec certaines personnes qui parlent à « l’arrache » ( « Je love pas les garces… je préfère les fèms … des fois ça m’ennuie parce que j’ai nad à postillonner… je vois bien que ma comporte perturbe les autres… ça laisse pas longtemps pour la réflèche… »), ou en inclusif (« c’est un de celleux de la ville »)
Il y en a qui trouve certainement ça « piquant », moi ça agit comme un repoussoir.

Apparait aussi des encadrés sur Mussolini : mais que vient-il faire là dedans ?
On comprend à la fin, avec Gramsci qui avait été emprisonné par le Duce et qui était un théoricien politique italien membre du PC. Bon…
Des encadrés aussi sur l’écologie, la discrimination, la liberté (pourquoi pas bien sûr) et sur une critique sévère du capitalisme; ses représentants étant appelés « les Ogres » et le monde dans lequel ces personnes l’ont laissé est appelé « la pestilence ».
Rien qui vous donne envie de lire.

Le roman est ensuite sauvé par la deuxième partie où l’on comprend ce qui se passe et où l’intrigue prend réellement forme avec une valeur réelle et très intéressante.
Enfin le coté SF apparait !
L’on découvre que certains se connectent à un penseur quantique pour vivre dans le Verse avec l’aide d’implants neuronaux. Ils appellent cela « shifter ».
La communication commence avec ceux qui se disent Quants et qui interagissent avec nous.
Le verdict tombe : « Certains flux pensent que vous n’êtes pas doté d’une conscience. » Une IA qui doute de notre conscience ! Ça c’est fort !
Les dialogues sont alors fameux.
 » Nous les Quants, nous avons accès à un grand nombre de plans au delà du plan matériel. »
Nous assistons alors à une Brèche temporelle et le message de fin est plutôt encourageant.
Dommage, car il y avait beaucoup à creuser avec les constructions de ce Verse et avec des échanges qui auraient pu tourner dans diverses directions.

Ce roman : une histoire de lutte ? Bof…
une histoire de dérives ? Oui …
une histoire inachevée ? Certainement.

Encore une fois, dommage qu’il y ait cette première partie pour moi, ratée.
Cela donne donc la moyenne 2,5 sur 5, mais pas plus.

Rating