Peindre, pêcher et laisser mourir de Peter Heller

Remarquable Peter Heller comme très souvent !
La Constellation du chien était prenante et passionnante.
La Rivière était angoissante et passionnante.
Peindre, pêcher et laisser mourir est tout cela.
Mais quelle écriture !
Quand Jim peint, on a l’impression de peindre avec lui avec une moisson de détails et de couleurs. Lorsqu’il pêche, même chose, on sent vibrer tous ses sens, on entend l’eau couler et la mouche du pêcheur virevolter au dessus de l’eau.
Et puis il y a cette peur, cette angoisse continue qui nous tient en haleine tout au long du récit.
Car bien sûr, les choses ne vont pas se passer comme elles le devraient.
Un incident, un meurtre, des personnes qui veulent se venger et on se demande ce qu’il va lui tomber dessus.
Il y a des moments de pur bonheur, il y a des moments de pure frayeur.
Au 2/3 du roman, il y a une longue et effrayante course poursuite dans la nature, on se serait cru dans le film Duel !
Encore une fois, c’est tellement précis et détaillé qu’on s’y croirait.
On vibre et on souffre avec lui.
Les autres personnages autour de Jim sont aussi bien dépeints et attachants, même l’inspecteur de police.
Peindre, pêcher et attendre que cela nous tombe dessus quand on ne s’y attend pas !
La violence est présente dans cette nature du Colorado, mais c’est tellement bien écrit.
Vraiment un régal.

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