Le Signal


« Souviens-toi de la clé 66 » avait dit le père.
* Depuis des générations, un gigantesque vaisseau sillonne l’espace à la recherche d’autres civilisations,
lorsqu’il reçoit un mystérieux et insistant signal provenant d’une planète située dans une autre galaxie.
* C’est le début des soucis pour l’équipage, déstabilisé par une IA qui n’en fait qu’à sa tête.
Meurtres, comportements étranges d’humains et de robots, station spatiale fantôme,
planètes insolites, failles temporelles, consciences perturbées,
vont fortement dérégler le voyage que d’autres humains semblent avoir déjà fait.
* Lorsqu’ils arriveront enfin à destination, le lieu, le temps et l’espace ne leur appartiendront plus.

===> Deux critiques ci-dessous :

* Nous sommes en 2054. Le vaisseau Pallas Athéna voyage à la recherche de formes de vie dans l’univers lorsqu’il détecte un étrange
signal
émanant d’une planète située dans une autre galaxie. Un appel au secours ? Peut-être…
Mais lorsque Thémis, l’intelligence artificielle à bord (qui n’en fait clairement qu’à sa tête), décide d’imposer un changement de cap,
la mission vire au chaos.
Une série d’événements vient alors tout chambouler pour les humains comme pour les robots : meurtres, trous de ver, sabotages
ou encore découvertes troublantes…
Henri F. Lanord orchestre un véritable huis clos spatial où le décor devient un personnage à part entière.
L’univers, l’espace et les galaxies s’y dévoilent sous leur vrai visage : une immensité hors de contrôle, à la fois terrifiante par son inconnu
et profondément merveilleuse à explorer.
Une fois de plus, l’auteur livre un travail d’une grande richesse. J’apprécie cette sensation d’être captivée tout en enrichissant
mes connaissances sur le sujet car il faut l’avouer, je suis plutôt novice.
Enfin, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Entre péripéties, suspense et mystères (notamment avec une mystérieuse clé 66),
c’est le livre parfait pour les passionnés de science-fiction qui aiment être dépaysés et bousculés.
L’auteur nous laisse dans l’attente intense de la suite et j’ai tellement hâte de lire le prochain opus !
« Le signal » devient mon préféré de l’auteur.
—> Lien : Elodieuniverse : https://auchapitre.canalblog.. (septembre 2026)

Rating

** Trois heures trente du matin.
Horloge de bord du Pallas Athéna, un vaisseau lancé depuis des générations à travers l’espace.
Dans la nuit, son intelligence artificielle capte un signal venu d’une autre galaxie. Et décide, seule, de dérouter le vaisseau.
C’est ainsi que s’ouvre Le Signal, le nouveau roman d’ Henri F. Lanord.
Une odyssée cosmique, doublée d’une enquête, portée d’un bout à l’autre par une seule question :
qu’est-ce qui sépare une machine d’une conscience ?
À bord, huit humains et deux robots veillent, tandis que dorment des milliers de passagers en cryogénie.
Le commandant Éryx, usé, hanté par les derniers mots de son père.
Son adjointe Astrée, lucide et tenace, la vraie tête chercheuse du récit.
Et Thémis, l’IA de bord, ironique, insaisissable, qui obéit quand elle veut et se tait quand il faut.
Puis un mort. À bord. Là où personne n’aurait jamais dû mourir.
Le huis clos se referme, la défiance s’installe. Le voyage devient une traque autant qu’une quête.
La plus belle trouvaille du livre est ailleurs.
Sur une planète morte, l’équipage exhume deux tableaux de maîtres : Les Ambassadeurs de Holbein, la Melencolia de Dürer.
Un crâne caché dans l’un, un carré de nombres dans l’autre.
Et si ces vieilles toiles dissimulaient une carte vers les étoiles ?
Plus loin, d’autres mondes attendent le vaisseau.
Une station fantôme qui fouille les mémoires, une planète vivante qui murmure et qui séduit.
L’inconnu, ici, se fait chair, et il regarde en retour.
L’écriture va vite, nourrie de références scientifiques et traversée d’une fascination évidente pour le cosmos.
Le roman avance par livres successifs, sept exactement, chacun refermé sur une formule venue de la Genèse.
Comme si ce voyage racontait, à sa manière, une création qui se cherche encore.
La conscience est-elle le propre de l’humain, ou une propriété de toute matière assez complexe ?
Une planète peut-elle penser ? Une machine, ressentir ?
Lanord convoque Whitman et Philip K. Dick. 
Et trois quatrains de mon recueil Ce que l’Univers murmure figurent également en épigraphe.
Où mène le signal ? Que cache le code que le père d’Éryx a murmuré à son fils ?
Je vous laisse le découvrir.
Dans le noir de l’espace, le Pallas Athéna poursuit sa route.
Et l’Univers, peut-être, attend seulement qu’on l’écoute. 
—> Liens : Didier Aubourg (septembre 2026) en podcast sur Radio Top Side et sur murmurescosmiques.fr .

2 commentaires

  1. Un space opéra qui nous tient en haleine à travers l’espace et le temps. Un vaisseau spatial avec une IA au comportement vicié, à la poursuite d’un signal provenant d’une exoplanète. Des explorations sur des exoplanètes où se trouvent de mystérieuses toiles de maitres du XVI siècle terrien. Des personnages et des bots trop ou très humains. Un livre sur les boucles temporelles où la passé rejoint le futur. Ebouriffant et attachant !

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