Memory Palace de Léa Cuenin

Quel étrange roman.
Une base spatiale abandonnée.
Quatre femmes (plus une) se retrouvent là afin de faire partir une fusée dans l’espace avec à son bord toutes les archives de la terre afin que quelqu’un, un jour… et afin de conserver notre héritage car notre planète se trouve à l’agonie.
En fait, le livre se résume à la vie chaotique et aux histoires de ces femmes avant le décollage. Rien avant, presque rien après.
Et puis il y a Memory Palace, l’IA de bord qui imprime, archive, qui connait tout et qui contrôle tout. Ses interventions tombent à pic à chaque fois.
Et puis il y a ces damnés, curieux et très envahissants goélands.
Et puis il pleut, il pleut, il pleut…
On patauge (sans être péjoratif) tout au long du récit parfois peu compréhensible, avec quelques très bons passages quand même, il faut le reconnaitre.
Ce récit me fait penser à la zone X dans le roman de Jeff Vandermeer, Annihilation : mystérieux, gluant, trouble,… On patauge aussi.
Mais il y avait une grosse tension qu’on ne retrouve pas chez Léa Cuenin malgré ses efforts à maintenir un drôle de climat.
Ce livre se lit très facilement, mais il manque quelque chose pour s’y accrocher, et le dernier chapitre est plus qu’étrange et nébuleux.
Dommage.
C’est très bien écrit, mais on reste sur sa faim.

Et la couverture alors ?
Que vient faire un cheval, alors que cela aurait dû être un goéland ?
Si quelqu’un a une explication ?

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