Jours de Gloire de Alastair Reynolds

Un roman bien singulier et non habituel de la part d’Alastair Reynolds, mais ô combien savoureux !

En effet, sur plus de la moitié du roman sans savoir ce qu’il en retourne réellement,
nous sommes embarqués dans une enquête policière à l’ancienne avec un meurtre
perpétré dans chacune des deux grandes familles existantes, suivis par d’autres.
Nous découvrons tout de même bien vite que nous nous trouvons
au sein d’un gigantesque vaisseau spatial générationnel.
Petit à petit, les décors, les lieux, les conflits nous apparaissent. On comprend que ces deux familles
sont omniprésentes au sein du vaisseau et semblent opposées, sans vraiment l’être…
On discerne par petite touche qu’il existe un vaste problème que l’on veut cacher
avec ce qu’on peut apercevoir quand on sort à l’extérieur du vaisseau.

Et là on passe du polar à la SF, la force depuis toujours de l’auteur.

Youri Gagarine, le détective un peu perdu du début ainsi que l’inspecteur ripou du début,
vont se révéler ensuite chacun sous un bien meilleur jour.
Les personnages et les robots gravitant autour sont tous bien campés et l’action ne faiblit pas une seconde
dans ce roman aux nombreux rebondissements où les dialogues priment et s’enchaînent.
La révélation de ce qui se passe dans ce vaisseau à l’intérieur
et plus encore de ce qui se passe dans le vide spatial
à l’extérieur du vaisseau est vraiment prodigieuse et inattendue.

Moins puissant et vertigineux que La Maison des soleils,
Alastair Reynolds nous ravit encore une fois avec une histoire extraordinaire.
J’en recommande fortement la lecture.

Rating

Retrouvez mes autres critiques des romans de Alastair Reynolds :
Eversion / De l’espace et du temps / La Maison des soleils / La grande muraille de Mars /
L’espace de la révélation (Tome 1 du cycle des inhibiteurs)

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